De la simple blessure à l'arrêt cardiaque, de nombreux accidents sont susceptibles de survenir quotidiennement au bureau. Au-delà de l'incontournable trousse de premiers secours qu'il faut garder accessible, quels sont les réflexes à adopter pour venir en aide à ses collègues ?
Un arrêt cardio-respiratoire est, au même titre que l'accident vasculaire cérébral, l'un des risques les plus graves pouvant survenir sur le lieu professionnel.
Après avoir alerté les services de secours (15 ou 18), on contrôlera que la victime est consciente (en lui posant quelques questions simples, comme "comment ça va ?" ou "serrez-moi la main") et qu'elle respire encore (en cherchant son souffle et en observant les mouvements de sa poitrine).
En présence d'une personne qui est inconsciente et qui ne respire plus (ou très irrégulièrement), il est vital d'exécuter les gestes adaptés :
Les premières minutes sont cruciales (1 minute de perdue correspond à 10 % de survie en moins). En conséquence, l'installation, dans l'entreprise, d'un appareil de défibrillation (DAE, Défibrillateur Automatisé Externe) est une précaution aujourd'hui indispensable. Utilisable par tous les salariés, il va analyser le rythme cardiaque de la victime, avant de lui administrer, au besoin, un choc électrique, tout en guidant le sauveteur.
Un aliment qui se bloque dans la trachée ou l'absorption accidentelle d'un corps étranger et une simple pause-café peut devenir le théâtre d'un étouffement dramatique. Dans le cas d'une obstruction partielle (toux et respiration difficile), on placera la victime en position de sécurité (PLS) et on alertera rapidement les services de secours.
Par contre, si elle ne respire plus (obstruction totale des voies aériennes), il est indispensable de :
Si cette manœuvre est insuffisante, pratiquez la manœuvre de Heimlich :
Ces deux manœuvres seront effectuées en alternance, jusqu'à la libération des voies respiratoires, ou jusqu'à ce que la victime perde connaissance. Dans ce cas, on débutera, sans attendre, la réanimation cardio-respiratoire, avec, d'emblée, 30 compressions thoraciques, jusqu'à l'arrivée des services de secours.
Un traumatisme peut être consécutif à une chute ou à un choc. Dans cette situation, il est préférable d'éviter de manipuler la victime avant l'arrivée d'un médecin ou des secours (sauf en cas de danger immédiat ou s'il est vital de la réanimer).
Certains chocs à la tête ou au dos peuvent provoquer de sévères traumatismes neurologiques (nausées, migraines, troubles de l'équilibre, voire perte de conscience) et laisser la victime dans sa position initiale est, ici, le meilleur comportement à adopter.
Dans certains cas, une blessure peut engendrer une hémorragie importante, qui nécessite d'être rapidement stoppée. Après avoir allongé la victime, demandez-lui de comprimer la plaie ou faites-le vous-même (en prenant soin de ne pas être en contact direct avec le sang), avant de mettre en place un pansement compressif.
Si vous êtes seul avec la personne blessée et que vous devez vous absenter pour appeler les secours, placez un tampon relais : faites deux fois le tour de la plaie avec un tissu propre et serrez-le fortement, pour arrêter l'hémorragie.
Sachez qu'il est indispensable d'afficher à la vue de tous les salariés les numéros d'urgence. Retenez aussi les différentes informations qu'il faudra fournir au SAMU (15), pour faciliter son intervention : qui vous êtes, où vous êtes et pourquoi vous appelez… Enfin, ne négligez pas l'importance des sessions de formation aux gestes de premiers secours et sachez identifier clairement où trouver des trousses de premiers secours.